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Données géochimiques du PNRG
PNRG - Programme national de reconnaissance géochimique du Canada


Descriptions de format de données



Le programme

Au Canada, l'exploration minière est une activité dificile qui exige beaucoup d'argent et de chance, mais qui n'offre aucune garantie de succès. Outre les diamants, les sociétés continuent néanmoins de chercher des métaux communs, de l'or, des métaux du groupe du platine et d'autres produits de base. Étant donné les immenses superficies et les fonds limités qui sont consacrés à l'exploration, les levés régionaux de reconnaissance constituent une importante source d'information pour tout programme d'exploration. Ces levés, conçus pour cibler les zones susceptibles de faire l'objet de futurs travaux d'exploration détaillés, sont généralement menés par des organismes gouvernementaux fédéraux ou provinciaux. Les levés régionaux sont essentiellement des levés de sédiments lacustres ou fluviatiles, des levés géophysiques ou des levés du till. Ces levés tentent d'observer le substratum rocheux en faisant abstraction des matériaux superficiels et nécessitent tous certaines compétences spécifiques d'interprétation.

Le Programme national de reconnaissance géochimique (PNRG) du Canada est un programme continu d'échantillonnage de l'eau et des sédiments de réseaux hydrographiques à l'échelle de la reconnaissance, qui a débuté en 1975 par des levés de sédiments lacustres en Saskatchewan et au Manitoba. Les aires couvertes ont progressivement augmenté dans tout le pays, ce qui fait qu'on dispose aujourd'hui de données géochimiques pour plus de 83 000 lacs et 78 000 cours d'eau sur une superficie équivalente à un cinquième de celle du pays. Les premiers levés incluaient des données de spectrophotométrie d'absorption atomique et colorimétriques pour 12 ou 13 éléments pouvant être présents dans les sédiments, ainsi que des valeurs pour l'uranium, le pH et le fluorure dans l'eau. Les plus récents dossiers publics contiennent des données pour 50 variables ou plus, à la fois dans les sédiments et l'eau, obtenues d'une combinaison d'analyses telles la spectrométrie de masse par plasma à couplage inductif, la spectrométrie d'émission par plasma à couplage inductif, la chromatographie par échange d'ions, l'analyse par activation neutronique et des méthodes spécifiques. À l'origine, les rapports étaient utilisés par l'industrie de l'exploration minière pour trouver de l'uranium et des métaux communs, mais comme les techniques d'analyse ont évolué, des données sont devenues disponibles pour l'or et d'autres métaux précieux, les terres rares, et maintenant, les diamants.

La collecte et l'analyse d'eau et de sédiments de réseaux hydrographiques est une méthode d'exploration minière bien établie au Canada. De vastes régions du pays peuvent être rapidement arpentées, moyennant un coût relativement faible. Les sédiments fluviatiles constituent le milieu le plus souvent utilisé pour l'exploration l'échelle intermédiaire (i.e. entre l'échelle de la propriété et régionale) et régionale. De plus, des réseaux hydrographiques adéquats existent dans de nombreuses régions du pays. Les sédiments lacustres conviennent aux socles anciennement englacés, comme ceux qu'on trouve sur la majeure partie du Bouclier canadien. Notre compréhension de l'importance de l'eau a pris de l'ampleur à mesure que notre compréhension de la chimie des eaux naturelles augmentait et ce, grâce à l'amélioration de la précision des techniques d'analyse, notamment la spectrométrie de masse par plasma à couplage inductif.



Le milieu d'échantillonnage

Veuillez consulter Méthodologie de la Reconnaissance nationale géochimique

Contrôle de la qualité

Une des caractéristiques les plus importantes des levés nationaux de reconnaissance géochimique est la structure courante d'échantillonnage. Chaque lot de 20 échantillons séquentiels sur le terrain se compose de 17 échantillons courants prélevés sur le terrain, d'un échantillon en double prélevés sur le terrain, d'un double d'échantillon anonyme (d'analyse) et d'un échantillon de référence. L'échantillon en double prélevé sur le terrain est un échantillon distinct prélevé à l'un des 17 sites de la série, à la discrétion de l'équipe d'échantillonnage. Un numéro, toujours le premier d'un lot de 20 (c.-à-d., 001, 021, 041, etc.) est réservé pour un échantillon anonyme. Le laboratoire de préparation des échantillons divise en deux un échantillon du lot, de préférence un des échantillons en double prélevés sur le terrain, et en place une moitié à la position du double échantillon anonyme. Un numéro (du lot des 20) présélectionné au hasard est réservé pour un échantillon de référence. Les échantillons de référence sont des sédiments fluviatiles ou lacustres dont les valeurs analytiques sont bien établies.

Les échantillons en double prélevés sur le terrain, les échantillons anonymes et les échantillons de référence sont incorporés dans chaque lot de 20 échantillons et sont utilisés pour surveiller et contrôler l'échantillonnage et la variance analytique. Étant donné le contrôle rigoureux de la qualité et l'uniformité des méthodes d'analyse au fil du temps, il est possible de produire une compilation régionale pour un élément pour laquelle les effets de bordures, entre les différents levés exécutés à l'aide de la même méthode d'analyse, seront minimes.



À propos de la base de données géochimiques

Les données sont stockées dans des fichiers constitués d'un enregistrement (ou une rangée) pour chaque site, avec des champs pour le numéro d'échantillon, les coordonnées géographiques (NAD27), les observations sur le terrain et les données analytiques. Dû à l'absence occasionnelle d'observation sur le terrain on constate un manque de données dans certains champs. D'autres champs sont également vides, dans le cas de données analytiques, par le fait que les échantillons ne présentaient pas suffisamment de matière pour l'analyse.

Des résultats dérivés de méthodes similaires ou identiques sont entrés dans chaque champs de données analytiques. Lorsque les méthodes d'analyse sont très différentes, les résultats d'analyse sont présentés dans des champs distincts. Par exemple, les résultats obtenus par deux procédures analytiques différentes sont listés par concentrations élémentaires d'or dans les sédiments. Jusqu'en 1989, les échantillons étaient analysés à l'aide d'une combinaison de techniques d'essai pyrognostique et d'activation neutronique. En 1990, une nouvelle méthode d'analyse par activation neutronique non destructrice a remplacé la méthode d'essai pyrognostique et d'activation neutronique. Avec le temps, les milliers d'échantillons qui n'avaient pas été analysés à l'origine pour l'or ont fait l'objet d'analyse à l'aide de la nouvelle méthode.

Dans certains cas et pour certains éléments, les résultats d'analyse obtenus à l'aide des deux méthodes sont fournis pour le même échantillon. Il est nécessaire de prendre quelques précautions avant de comparer ces données. De façon générale, les résultats pour des éléments tels que As, Co, Fe, Sb, U et W dans les sédiments sont soit « partiels », soit « totaux ». La digestion d'eau régale (HNO3 - HCl) est un exemple d'extraction partielle. Les silicates comme le zircon et le pyroxène sont relativement peu touchés par cette digestion. Toutefois, les données pour ces éléments obtenues par activation neutronique sont des données « totales ». En conséquence, les valeurs médianes pour les sédiments déterminées à l'aide d'une méthode d'extraction partielle seront généralement légèrement inférieures à celles dérivées des données obtenues par activation neutronique.

À l'origine, les observations de la largeur et de la profondeur des cours d'eau ainsi que de la profondeur des lacs étaient exprimées en pieds. Bien que tous les efforts aient été déployés pour convertir toutes ces données en mètres, il se peut que certaines mesures soient encore exprimées en unités du système impérial utilisées à l'origine, particulièrement les données plus anciennes.

Les coordonnées fournies sont les coordonnées géographiques (latitude/longitude), en degrés et décimaux suivant le système de référence NAD27 (sphéroïde de Clarke,1866).



Références et lectures additionnelles

Friske P.W.B.
1991: The application of lake sediment geochemistry in mineral exploration; dossier public 2390 de la Commission géologique du Canada, article no 4, p. 4-1 à 4-20.
Friske, P.W.B. and Hornbrook, E.H.W.
1991: Canada's National Geochemical Reconnaissance programme; Transactions of the Institution of Mining and Metallurgy, Section B, Volume 100, p.47-56.
Govett, G.J.S. (Editor)
1994: Handbook of Exploration Geochemistry, Vol. 6 (Drainage Geochemistry), edited by M. Hale and J.A. Plant; Elsevier Science B.V., 766 p.
Timperley, M.H., Jonasson, I.R., and Allan, R.J.
1973: Sub-aquatic organic gels: A medium for geochemical prospecting in the southern Canadian Shield; Report of activities de la Commission géologique du Canada, Étude 73-1, Partie A, p. 58-62.


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